| Ciberothèque |
| Projet | Emec | Aplications Pilote | Clearinghouse | Evènements | Evaluations |
| Le déséquilibre Nord-Sud de laccès à linformation. | ||
| Auteur: Xavier Dumont |
Date de publication: 09/2001 |
Contenu |
| Mots clef: |
||
| Localisation: Ciberthèque > Participants > fra_doc_06/cap6.html |
Documents
connexes: Télécharger en format DOC (compressé 170 KB) |
|
TROISIEME PARTIE : Francophonie internationale et autoroutes de linformation
La troisième partie abordera le développement des autoroutes de linformation au sein de la Francophonie internationale. Sur base de notre évaluation du nombre de serveurs et dutilisateurs Internet, nous dresserons, dans un premier temps, un état des autoroutes de linformation dans les 47 pays et gouvernements membres et associés à lAgence de la Francophonie et serons amenés à examiner les politiques mises en place par la Francophonie pour améliorer laccès à linformation. Enfin, en tant quespace de discussion où circulent les idées, les forums constituent une des nombreuses applications dInternet. Dès lors, nous avons jugé utile danalyser lun dentre-eux afin dévaluer dune part, le taux de participation en fonction de lappartenance à la Francophonie et dautre part, le taux de participation francophone en fonction du critère Nord-Sud.
Chapitre 6 ETAT DES AUTOROUTES DE LINFORMATION
Afin dillustrer la place quoccupe aujourdhui Internet dans les 47 pays et gouvernements membres et associés à lAgence de la Francophonie, nous effectuerons une évaluation du nombre de serveurs et dutilisateurs Internet sur base des données fournies tant par le Centre International pour le Développement des Inforoutes en Français (CIDIF) 1 que celles de Mike Jensen 2 , spécialiste du développement dInternet dans les pays africains. Nous procéderons à un état des lieux 3 et analyserons les politiques mises en place par la Francophonie pour améliorer laccès à linformation.
Parallèlement au développement des infrastructures de télécommunications, les autoroutes de linformation connaissent une croissance plus ou moins importante selon les régions. Notre évaluation, en date de juillet 1999, dénombre 1.056.467 serveurs et 3.363.259 utilisateurs répartis de la manière suivante : lAmérique du Nord, lEurope, lAfrique du Nord et le Moyen Orient, lAfrique de lOuest, lAfrique centrale, lAfrique de lEst et lOcéan Indien, lAsie-Pacifique et les Caraïbes.
Tableau 1 Nombre de serveurs et dutilisateurs dans les 47 pays et gouvernements membres et associés à lAgence de la Francophonie
Tableau 2 Nombre de serveurs et dutilisateurs en Amérique du Nord Les communications sont de très bonne qualité en Amérique du Nord.4 Le Nouveau-Brunswick dispose dun réseau téléphonique entièrement numérique à commutation par fibres optiques. De plus, les technologies évoluées comme le RNIS 5 ou le MTA 6 sont disponibles sur les grands axes. Le gouvernement canadien a récemment adopté des dispositions législatives favorisant la libre concurrence dans lindustrie des télécommunications. En ce qui concerne les autoroutes de linformation, le gouvernement du Canada, du Québec et du Nouveau-Brunswick se sont engagés dans la société de linformation si bien que lon dénombre 603.325 serveurs et 2.000.000 dutilisateurs. La question des autoroutes de linformation est à ce point prioritaire quun ministre en assume spécifiquement la responsabilité au Québec et au Nouveau-Brunswick. Des mesures ont été adoptées pour favoriser laccès aux autoroutes de linformation au sein de la population. Au Canada, un Programme daccès communautaire (PAC) vise à offrir aux collectivités rurales un accès abordable à Internet. On prévoit dimplanter quelques 300 centres daccès communautaires un peu partout dans le pays. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a lui aussi mis en place un programme du même type avec pour objectif la création de 200 centres daccès communautaires permanents dans les localités de la province. Parallèlement, près de mille bibliothèques publiques du Québec offrent gratuitement laccès à Internet à la population grâce au financement du gouvernement provincial.
Tableau 3 Nombre de serveurs et dutilisateurs en Europe Les télécommunications sont très développées et de bonne qualité en Europe de lOuest et en plein essor en Europe de lEst.7 Le processus de libéralisation du secteur des télécommunications a commencé au début de lannée 1998 dans les pays de lUnion européenne. La libéralisation soulève bien sûr des questions quant à la régulation des marchés et à la reconstitution des monopoles. Le nouveau cadre réglementaire devra être défini par le parlement européen. En matière dautoroutes de linformation, les pays francophones de cette région font preuve dun réel dynamisme et sont de plus en plus présents dans les réseaux puisque notre évaluation dénombre 449.520 serveurs et 1.303.200 utilisateurs. Comme le montrent les résultats du tableau 3, la situation est toutefois loin dêtre uniforme dans les pays dEurope de lOuest dans la mesure où la France hébergerait plus de la moitié des serveurs européens. Malgré le fait que la Moldavie fait face à de nombreux problèmes de piratage informatique ayant pour effet de freiner son développement technologique, lavenir sannonce prometteur grâce à lintroduction de la concurrence dans le secteur des télécommunications et à ladoption de mesures législatives et réglementaires favorables à la société de linformation. Dès lors, le paysage inforoutier devrait connaître quelques bouleversements en raison de laugmentation du nombre dInternautes européens résultant de la baisse des coûts de communication. 1.3 LAfrique du Nord et le Moyen Orient
Tableau 4 Nombre de serveurs et dutilisateurs en Afrique du Nord et au Moyen Orient A lexception de la Mauritanie, les pays de la région de lAfrique du Nord et du Moyen Orient 8 sont plutôt bien pourvus en matière de télécommunications comparativement à dautres régions de lAfrique francophone. En effet, la densité téléphonique y est relativement élevée, et le développement des infrastructures, bien engagé. En Mauritanie par contre, linfrastructure des télécommunications est très modeste, et le réseau téléphonique actuel, en dépit de lévolution notable des dernières années, reste en deçà des besoins. Dans le domaine des autoroutes de linformation, les pays de cette région se distinguent par leur dynamisme, exception faite pour la Mauritanie. Le Maroc est connecté depuis 1995 alors quInternet existait déjà en Tunisie depuis 1989, le gouvernement ayant créé lAgence tunisienne de lInternet (ATI) afin de fournir des services daccès et stimuler limplantation de serveurs et de services nationaux au sein des entreprises et des établissements denseignement. Notons aussi que lAmérique du Nord nest pas la seule région a avoir créé un poste ministériel car la Tunisie a elle aussi un ministre des autoroutes de linformation. En Egypte, le réseau Internet est accessible depuis 1993. On trouve quelques cybercafés dans les grandes villes et la société nationale des télécommunications fait beaucoup defforts pour favoriser le développement des autoroutes de linformation dans le pays. Quant à la Mauritanie, elle est connectée à Internet depuis 1997 grâce à son office des postes et des télécommunications.
Tableau 5 Nombre de serveurs et dutilisateurs en Afrique de lOuest Vers la fin des années quatre-vingt, les pays francophones dAfrique de lOuest 9 affichaient un retard dans le domaine des infrastructures de télécommunications, le réseau téléphonique étant relativement obsolète. Depuis, les Etats de la région ont accordé une priorité au secteur des télécommunications afin daméliorer la pénétration rurale et le trafic transafricain, aboutissant à une modernisation et à lextension du réseau. Il nen demeure pas moins que les infrastructures demeurent actuellement insuffisantes pour répondre aux besoins. Depuis dix ans, les opérateurs africains de la région ont procédé à linstallation de réseaux X.25 10 afin de répondre à la demande des multinationales voulant transférer des fichiers ou mettre en place des applications télématiques. Parallèlement, à défaut dune liaison complète à Internet, plusieurs autres réseaux ont été mis en place afin doffrir laccès au courrier électronique (E-mail). La connexion à ces réseaux transitait par lEurope de lOuest ou lAmérique du Nord, ce qui induisait des coûts de communication très élevés. En conséquence, la plupart du temps, seule la communauté universitaire et scientifique pouvait utiliser le courrier électronique grâce à laide financière dorganisations et de réseaux internationaux, tels que le réseau RIO 11 ou le réseau REFER 12 . Aujourdhui, ces réseaux ont adopté progressivement le protocole TCP/IP 13 et tous les pays de cette région, à lexception du Cap-Vert, sont connectés à Internet. La Côte dIvoire et le Sénégal se distinguent des autres pays car on y trouve plusieurs fournisseurs daccès privés ainsi que des Cybercafés. A linverse, le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger et le Togo ont accès à Internet dans les capitales de ces pays. Au Cap-Vert, un projet de connexion serait en cours de réalisation mais nous ne disposons pas dinformations à ce sujet.
Tableau 6 Nombre de serveurs et dutilisateurs en Afrique centrale Les pays dAfrique centrale 14 ont une faible densité téléphonique, et les services de télécommunication y sont concentrés dans les grandes villes. Depuis quelques années, ces pays multiplient les investissements et les efforts de reconstruction dans le secteur des télécommunications afin daméliorer la situation. Comme pour lAfrique de lOuest, les premiers réseaux mis en place en Afrique centrale ont été des réseaux X.25. 15 Des organismes tels que lORSTOM 16 et lAUPELF-UREF 17 ont implanté leurs propres réseaux ou ont installé des points daccès aux autoroutes de linformation. Depuis, les sociétés nationales de télécommunication ont mis en place des accès TCP/IP complets. La situation de lAfrique de lOuest est en fait analogue à celle de lAfrique centrale même si le nombre de serveurs y est nettement moins important puisque notre évaluation dénombre 20 serveurs et 2.959 utilisateurs. Ainsi la plupart des pays dAfrique centrale offrent laccès à Internet. Toutefois, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la République Démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Rwanda et le Tchad nont accès aux autoroutes de linformation que dans leur capitale. 1.6 LAfrique de lEst et lOcéan Indien
Tableau 7 Nombre de serveurs et dutilisateurs en Afrique de lEst et Océan Indien On remarque des disparités importantes entre pays de lAfrique de lEst et de lOcéan Indien.18 Le secteur des télécommunications est en restructuration dans lensemble de la région et un processus de libéralisation est amorcé à Maurice, à Madagascar et aux Seychelles. Laccès aux autoroutes de linformation reste possible partout sauf aux Comores où il ny aurait actuellement aucun projet de connexion. Maurice connaît depuis 1996 un accès à Internet qui compte 122 serveurs et 2.100 utilisateurs. Un projet est en cours pour faire de Djibouti un nud daccès au réseau pour ses voisins immédiats. Appelé « Djibnet », la liaison seffectue déjà via un câble sous-marin à fibres optiques relié à un nud Internet de France Télécom qui offre laccès complet aux services Internet. Les Seychelles et Madagascar sont quant à eux reliés à Internet depuis 1996.
Tableau 8 Nombre de serveurs et dutilisateurs en Asie-Pacifique Bien que le secteur des télécommunications ait évolué et se soit renforcé au cours des dernières années, la région Asie-Pacifique 19 reste la moins développée sur les autoroutes de linformation. La faible densité téléphonique ralentit la progression dInternet au point que les pays de cette région se tournent actuellement vers les systèmes de télécommunication par satellite pour rattraper leur retard et pallier le manque de lignes téléphoniques au sol. Dans lattente dune connexion complète à Internet, les communautés scientifiques du Sud-est asiatique et du Pacifique ont utilisé des réseaux permettant léchange de courriers électroniques (E-mail). En général, les premiers bénéficiaires de services complets à Internet ont été les ministères, les institutions gouvernementales, les universités et les organisations non gouvernementales. Le Laos sest montré favorable à limplantation dInternet sur son territoire et un projet serait en cours de réalisation. Le Cambodge aurait accès aux inforoutes depuis 1997 mais aucune statistique ne nous permet de confirmer le développement dInternet dans ce pays. Reste que le gouvernement vietnamien ne permet pas laccès complet au réseau Internet sur son territoire.
Tableau 9 Nombre de serveurs et dutilisateurs aux Caraïbes Dernière région de notre évaluation, les pays des Caraïbes 20 ont en général une bonne infrastructure téléphonique, excepté Haïti où linfrastructure des télécommunications demeure vétuste. Comme nous lavons montré, des
disparités subsistent entre régions francophones. Pour preuve, les disparités sont
telles que seule une représentation logarithmique, et donc exponentielle, permet une
visualisation des 1.056.467 serveurs et 3.363.259 utilisateurs répartis dans les 47 pays
et gouvernements membres et associés à lAgence de la Francophonie. Figure 9 Représentation logarithmique du nombre de serveurs et dutilisateurs Selon M. Chevrier, la Francophonie possède deux visages bien distincts mais inséparables : « le premier, cest la Francophonie linguistique, celle du terrain, rivée à ses contingences géographiques et humaines. Cette Francophonie, née en Europe de lOuest, puis transplantée en Amérique, en Afrique et en Asie, et essaimée en Europe de lEst, présente peu dunité, si ce nest celle dune langue qui pour les uns, est la langue du foyer et du cur, et pour les autres, une langue de culture et de communication. Lautre Francophonie, cest celle que les chefs dEtat ont imaginée puis réalisée, comme forum des relations internationales et instrument de rapprochement entre Etats et entre peuples que beaucoup de choses, a priori, divisent. Bref, cest la Francophonie institutionnelle, qui, en tant que régime de relations internationales, doit son originalité au fait de vouloir fédérer les relations entre Etats sur la base dune langue commune ».21 Tout en soulignant le fait que la Francophonie présente la particularité de mettre côte à côte des Etats souverains, qui ont droit de cité dans le concert des nations, et des Etats non souverains comme le Québec et la Communauté française de Belgique, M. Chevrier affirme que les discussions suscitées par lessor des autoroutes de linformation au sein de la Francophonie semblent avoir été animées par un vif sentiment durgence : « la perspective de voir langlais monopoliser les inforoutes et de sy faire le propagateur dune seule culture et dune seule vision du monde a peut-être eu comme conséquence salutaire dinterpeller la communauté francophone et de la pousser à la réflexion et à laction. On connaît les chiffres. La langue anglaise occuperait 90 % du cyberespace, le français à peine 5 % et lespagnol 2%. Mais si minime quelle puisse paraître de prime abord, la place occupée par le français sur le cyberespace nest pas pour autant insignifiante. En fait les pays et les nations francophones ne roulent pas à la même vitesse sur les inforoutes. Ils se regroupent en deux catégories. Il y a ceux qui, comme la France, le Québec et la Suisse, sont déjà fortement équipés en infrastructures de télécommunications. Puis il y a ceux qui, comme la plupart des pays africains et asiatiques membres de la Francophonie, possèdent encore des infrastructures rudimentaires et qui sont largement sous-équipés en ordinateurs et instruments de téléinformatique ».22 Comme nous lavons montré sur base de notre évaluation du nombre de serveurs et dutilisateurs Internet dans les 47 pays et gouvernements, membres et associés à lAgence de la Francophonie, le Canada, le Nouveau-Brunswick, le Québec, la France et la Suisse représentent à eux seuls 92 % des serveurs et 85 % des utilisateurs de lespace francophone. Conscients du défi que pose le développement très rapide de la société de linformation et des enjeux économiques, technologiques et culturels qui en découlent et convaincus de la nécessité pour la Francophonie de sengager dans le développement des autoroutes de linformation afin de favoriser la présence et lépanouissement de toutes les langues et cultures, les chefs dEtats et de gouvernement des pays ayant le français en partage se sont réunis lors du VIe Sommet de Cotonou, au Bénin, en décembre 1995. A lissue de ce sommet, les chefs dEtats et de gouvernement ont adopté « la Résolution n°18 sur la société de linformation » dans laquelle ceux-ci « entendent favoriser sur les réseaux électroniques la place qui revient à la Francophonie vivante dans le respect du pluralisme culturel et le souci de la coopération avec les autres espaces ( ) insistent sur lurgente nécessité de développer des contenus en encourageant notamment la création de serveurs francophones, les applications en matière déducation et dinformation technique, professionnelle et scientifique, et en facilitant la création de banques de données pour les pays du Sud ( ) sont convenus de faciliter la circulation de la langue française sur les réseaux par la francisation des logiciels de navigation et la mise au point de fureteurs faisant le lien entre le français et les autres langues, en effectuant une action de sensibilisation de la nécessité du plurilinguisme sur les réseaux ( ) demandent que ces efforts portent en priorité sur : la mise en place de serveurs au Sud, la formation des ressources humaines au développement et à lutilisation des serveurs et sites, la normalisation des protocoles de communication, la mise en place de vitrines pour les pays du Sud, le développement de contenus en français ( ) appellent les pays francophones industrialisés à associer les pays du Sud à la création et à la production scientifique en facilitant le transfert du savoir et des technologies vers ces pays, en vue de permettre à leurs ressources humaines de développer leurs potentialités et dapporter leur contribution à laction commune engagée par la Francophonie dans ce domaine ».23 En application de la « Résolution sur la société de linformation », les Ministres francophones chargés des inforoutes, réunis à Montréal en mai 1997, ont adopté une stratégie politique visant à démocratiser laccès aux inforoutes, à développer laire déducation, de formation et de recherche, à renforcer laire de création et de circulation des contenus, à promouvoir une aire de développement économique et enfin à établir une vigie francophone cest-à-dire une mise en commun de réseaux de veille active entre les pays membres permettant la collecte et la circulation rapide de linformation. A lissue de la Conférence, les Ministres ont invité, par la « Déclaration de Montréal » 24, les pays francophones à agir solidairement et efficacement au sein des instances internationales afin que soit respectée une éthique et à développer une déontologie commune des usages sur les inforoutes permettant déviter toutes les dérives potentielles. Depuis, le VIIe Sommet de la Francophonie, qui sest tenu à Hanoi en novembre 1997, a réitéré les objectifs fixés à Cotonou et Montréal et le Plan daction adopté à cette occasion souligne que « si loutil que sont les inforoutes est bien maîtrisé, il sera susceptible de créer un espace de portée universelle au profit de tous les francophones, quils appartiennent ou non à la Francophonie [et de conclure que] ce nouveau champ de coopération est vital pour lavenir de la Francophonie ».25 M. Chevrier 26 défend lidée selon laquelle le Sommet de Cotonou et la Conférence de Montréal ont montré que le développement des autoroutes de linformation pose à la Francophonie deux défis : lacquisition des infrastructures et des compétences techniques dune part, et lélaboration de contenus attrayants, interactifs et représentatifs de la diversité culturelle dautre part. Néanmoins, selon que lon se place au Nord ou au Sud, lémergence de cet espace francophone répond à des nécessités différentes. Le Canada, le Nouveau-Brunswick, le Québec, la France et la Suisse se sont développés avant lapparition dInternet et sont aujourdhui des sociétés post-industrielles : les autoroutes de linformation y apparaissent comme un nouveau médium de communication dont il faut saisir les retombées économiques. Pour le Sud, les enjeux sont différents car il sagit de savoir comment lon peut se développer au moyen des autoroutes de linformation. M. Chevrier en conclut que « les autoroutes de linformation sont sûrement une chance pour la Francophonie ( ) Ce que lon peut espérer est la naissance, à la faveur des inforoutes, dune société civile francophone, nourrie dune riche vie associative qui sétende sur plusieurs continents. En somme, il y a lieu despérer que les liens qui se sont noués depuis trente ans par les canaux de la diplomatie traditionnelle en viennent à se former spontanément entre les personnes et les associations. Evidemment ce processus est déjà en cours mais les inforoutes ne pourront que le renforcer».27 1- http://inforoutes.francophonie.org/consultation/consultation.cfm. 2- http://www3.sn.apc.org/africa/afstat.htm. 3- http://noc.aic.net/inet98/5f/5f_3a.htm. 4- Amérique du Nord : Canada, Nouveau-Brunswick, Québec. 5- Réseau Numérique à Intégration de Services. 6- Mode de Transfert Asynchrone. 7- Belgique, Communauté française de Belgique, France, Monaco, Luxembourg, Suisse, Bulgarie, Moldavie, Roumanie. 8- Egypte, Liban, Maroc, Mauritanie, Tunisie. 9- Bénin, Burkina-Faso, Cap-Vert, Côte dIvoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo. 10- X.25 est un protocole de communication à commutation de paquets en mode connecté mais ne répondant pas aux normes TCP/IP dInternet. 11- Pour en savoir plus sur les différents programmes de coopération (programmes ACDI, Africa Link, AISI, ANAIS, InfoDev, Initiative Diderot, Leland Initiative, PICTA ou RIO) : voir annexe documentaire, ORSTOM, Internet au Sud, CD-ROM ORSTOM-UNITAR, 1998. 13- TCP/IP (Transmission Control Protocol over Internet Protocol) désigne la famille des protocoles utilisés par Internet. 14- Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, République Démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Rwanda, Tchad. 15- X.25 est un protocole de communication à commutation de paquets en mode connecté mais ne répondant pas aux normes TCP/IP dInternet. 18- Comores, Djibouti, Madagascar, Maurice, Seychelles. 19- Cambodge, Laos, Vanuatu, Vietnam. 20- Dominique, Haïti, Sainte-Lucie. 21- M. Chevrier, « La Francophonie et les inforoutes. Comment sinscrire dans le concert de la communication », séminaire de lAgora sur les aspects sociaux des inforoutes, Ways Mills, Québec, 30 mai 1997, http://agora.qc.ca/textes/francophonie.html. 22- M. Chevrier, « La Francophonie et les inforoutes. Comment sinscrire dans le concert de la communication », Op. Cit. 23- http://www.francophonie.org/conference/cotonou.htm 24- http://www.francophonie.org/conference/DeclMtl.htm 25- http://www.francophonie.org/institutions/action.htm 26- M. Chevrier, « La Francophonie et les inforoutes. Comment sinscrire dans le concert de la communication », séminaire de lAgora sur les aspects sociaux des inforoutes, Ways Mills, Québec, 30 mai 1997, http://agora.qc.ca/textes/francophonie.html. 27- M. Chevrier, « La Francophonie et les inforoutes. Comment sinscrire dans le concert de la communication », séminaire de lAgora sur les aspects sociaux des inforoutes, Ways Mills, Québec, 30 mai 1997, http://agora.qc.ca/textes/francophonie.html.
|
| Crédits | Plan du site | Courrièl: <[email protected]> |
| http://funredes.org/mistica/français/cyberothèque/participants/docuparti/fra_doc_06/cap6.html Dernière modification: 10/09/2001 |