“De l’affectif à l’effectif.”
La première réunion avait le difficile défi de travailler au niveau mental avec les participants et conscientiser sur l’identité culturelle commune en se focalisant sur les différences linguistiques. De même, le processus a été orienté de manière à nuancer les différences culturelles restantes comme conséquence historique des différentiels coloniaux. A partir de ce qui précède, arriver à montrer que la construction de la société de l’information caribéenne requérait des fondements basés dans le respect à la diversité linguistique et culturelle.
Le processus de facilitation a été consacré à explorer et à construire l’imaginaire commun, lequel a été le produit intangible principal de la première réunion, étant les produits tangibles (rapport et déclarations) d’une importance très relative en comparaison avec le travail de l’aspect mental.
Cette seconde réunion–atelier est envisagée comme une étape de plus, avec une orientation plus applicative, en essayant de capitaliser les réussites affectives de la première réunion et l’empathie qui s’est clairement maintenue dans la plupart du groupe. Le but est d’atterrir dans des actions concrètes en partant plus d’un contexte global et régional et dans un moment particulièrement propice pour cela (SMSI, adoption de la Convention de l’Unesco sur la diversité, E.LAC, plans de e.Gov, plans de la UE...).
La réunion apporte deux facteurs complémentaires: la diaspora et la Caraïbe non insulaires, bien que de manière dosée, à fin de maintenir la priorité dans la capitalisation.
L’orientation vers le concret et l’applicatif n’enlève pas le substrat essentiel de l’inter-culturalité au projet, lequel reste le fil conducteur essentiel du processus CARDICIS.
La manifestation de cette volonté de concrétisation et de capitalisation, sans sortir du cadre essentiel de la diversité culturelle, est envisagée de différentes manières :