Langues INDIGÈNES et TICs
Résumé. Comment répondre aux exigences de présence culturelle des langues indigènes dans les TICs et comment permettre aux locuteurs de ces langues un accès aux TICs ? Beaucoup de questions restent posées...
Texte de synthèse
Dans une région (ALC) de grande diversité linguistique et culturelle, les relations entre les langues indigènes et les TICs se posent en fait selon deux aspects : celui de l'accès aux outils de production télématique et celui de la présence culturelle de ces langues.
Pour le premier aspect, celui de l'accès des populations indigènes aux sources et à la production d'informations en ligne, Michel J. Menou (13/03/99 : Michel.Menou@wanadoo.fr) et Pierre W. Johnson (11/03/99 et 14/03/99 : pwj@free.fr) sont d'accord pour proposer le développement d'interfaces vocales pour les langues indigènes (ALC en particulier). Encore faudrait-il préciser le type de développements techniques nécessaires. P. W. Johnson ajoute que les nouvelles techniques peuvent également permettre la diffusion de transcription écrite de ces langues.
A noter que cette nécessité d'interfaces vocales ne répond pas seulement au grand taux d'analphabétisme mais également aux normes culturelles de sociétés à culture orale plus qu'écrite.
Pour Moema Libera Viezzer (17/03/99 : moema@home.certo.com.br), d'une manière plus générale, avec les organisations populaires, il faut poser les bases d'une nouvelle culture communicationnelle. Les problèmes de l'accès existent (nécessité d'électricité et d'ordinateurs), mais il manque aussi une dynamique venant de personnes ou d'institutions-clés, pour que, "sur les écrans d'ordinateurs, toutes les langues, le quecha, l'aymara, le guarani, le portugais, l'espagnol, l'anglais, le totonaco, le nahuatl, le créole, etc. soient utilisées".
Au cours de la réunion de Samana, il est bien apparu que ce problème n'est pas si simple. Si Sebastian Lara fait référence à divers programmes de développement indigène (cf. références ci-dessous) dans lesquels il est personnellement impliqué, et où le problème du respect de la spécificité linguistique est abordé, il fait remarquer que s'il veut avoir une audience large pour exposer ces problèmes, il le fait en langue anglaise... Et chacun comprend ce souci prioritaire d'efficacité, ce qui est loin de résoudre la question linguistique posée pour les langues indigènes ou minoritaires (le breton ou le basque en France, par ex., ndlr).
Mots-clés : langues indigènes, accès aux TICs, interfaces vocales
Auteur : Françoise Holtz-Bonneau , FPH, juin 2000.
Autres sources de réflexion et d'information :
ité par Sebastian Lara (09/03/99 : sebastian@inkarri.net):
"El nuevo Pachakuty", programme de développement des peuples indigènes,
http;//funredes.org/mistica/comunidad/contenido/docuparti/doc13.html
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